Pour quel métier êtes-vous fait?

Aujourd’hui, nous accueillons Paul Ducoing qui va nous apprendre à découvrir comment trouver notre voie.

Pour quel métier êtes-vous fait?

C’est une question à laquelle nous sommes tous confrontés à différents moments de notre carrière. Peut-être que ça arrive les matins avant d’attaquer une rude journée que l’on redoute. On se demander alors : Est-ce que j’aime vraiment ce métier ? J’ai le sentiment de ne pas être payé à ma juste valeur. Je ne me sens pas suffisamment reconnu. J’en ai assez de cette routine métro-boulot-dodo. A quoi sert ce que je fais ? Je suis fait pour faire quelque chose de mieux.

Peut-être que votre discours est plus subtil et que vous vous dites que vous aimez votre métier mais qu’il ne vous excite pas plus que ça.

Pour moi, mon métier n’était pas suffisamment stimulant intellectuellement. Certes, j’étais très bien rémunéré. J’avais le rôle de Senior Manager dans une grande entreprise. Et pourtant, je n’étais pas heureux.

Alors qu’est-ce qui fait d’un métier, le métier de ses rêves ? Est-ce l’argent ? La reconnaissance ? Le prestige ? Les challenges ?

Mon expérience m’a permis de découvrir que plusieurs facteurs entrent en jeu :

  • Le métier est intéressant intellectuellement et vous donne des défis
  • L’un des aspects du métier est une passion pour vous et cela a été une passion pour vous depuis pas mal de temps. Cela pourrait même être lié à ce que vous considérez être votre vocation.
  • Le métier vous permet d’avoir un environnement de travail extrêmement agréable (selon la définition que vous donnez à ce mot)
  • Vous permet de vous développer.
  • Le métier vous gratifie financièrement.

 

Comme tout le monde, vous devez vous demander : comment trouver la parfaite combinaison de tous ces facteurs ?

Voie-professionnelle

 

Il faut d’abord trouver l’intersection entre trois éléments:

  • compétences : ce pour quoi vous êtes doué
  • passion : ce que vous aimez faire
  • les besoins du marché : dans quels domaines, le marché serait prêt à vous payer généreusement pour vos services ?

J’ai lu le livre de Keith Ferrazi: Never eat alone. Le livre donnait des éléments pratiques pour développer des relations professionnelles utiles. Dans le livre, Keith utilisait le terme « blue flame » pour décrire l’intersection entre nos talents et nos désirs et il suggérait qu’une véritable force nous propulsait une fois que l’on avait éveillé notre passion.

Je pense que c’est une métaphore très pertinente. Malheureusement, beaucoup de personne n’ont pas conscience de ce qui les passionne et elles se retrouvent des métiers qui les frustrent ou qu’elles détestent. C’est un cercle vicieux car souvent la situation n’est pas assez dramatique pour que la personne en question prenne du recul et prenne le temps de se demander : « est-ce vraiment ce que je veux ? ». Et par la suite, ils se retrouvent à vivre une vie sans passion, allant d’une distraction à une autre, se sentant pris au piège dans leur situation. Et pourtant, malgré cela, ils ne prennent pas l’initiative de changer ce qu’ils veulent.

De façon paradoxale, les personnes qui se font licencier ou qui subissent un échec professionnel violent sont souvent ceux qui décident de faire face à la situation et qui décident de changer les choses.

La première étape pour trouver le métier de vos rêves est de prendre conscience de ce que vous voulez vraiment, profondément. C’est comme un oignon. Il faut vraiment aller en profondeur pour toucher et déterminer quels sont les choses qui nous motivent vraiment.

Voici ce que je veux dire. Beaucoup de personnes disent qu’elles veulent des « choses », comme s’acheter une nouvelle maison, une nouvelle voiture, partir en voyage… Mais il ne faut pas s’arrêter là. Il faut comprendre qu’elle est le pourquoi profond derrière chacun de ces désirs. Par exemple, pendant des années, j’ai rêvé de devenir PDG. Quand on me demandait quels étaient mes objectifs de carrière, je répondais systématiquement : je vais être PDG d’une startup. Malheureusement, il m’a fallu des années pour commencer à réfléchir à mon pourquoi. C’est seulement après avoir fait appel à un spécialiste des ressources humaines que cette question m’ait réellement apparue. Pourquoi voulais-je devenir PDG de startup ? Quel était le sens profond derrière cela?

Alors que je réfléchissais à mon pourquoi, j’ai découvert que j’aimais vraiment mener une équipe et surmonter des challenges impressionnants. Cela avait beaucoup d’importance pour moi d’être le meneur et de diriger une équipe vers un objectif extrêmement ambitieux.

Parfois, quand on finit par obtenir ce que l’on veut, on n’est toujours pas satisfait. Ou on est satisfait temporairement, mais cela ne dure pas bien longtemps. On se retrouve parfois à penser : « Si seulement j’avais cela… », « Si seulement, j’atteignais cet objectif… ». Puis quand on l’obtient, on se rend compte que l’objet de nos désirs ne nous apporte pas la satisfaction que nous imaginions.

Par exemple, si j’étais devenu PDG d’une société de conseil, j’aurais été incroyablement malheureux. Il n’y a pas vraiment de produit, ni de réelle équipe à mener. Souvent dans les petits cabinets de conseil, chaque partenaire à son propre carnet de clients. A contrario, avoir l’opportunité de diriger une startup dans sur le marché des nouvelles technologies pour la santé était un rêve qui est devenu à une certain point, une réalité pour moi.

Quand vous vous focalisez sur ce que vous voulez vraiment, vous vous donnez les chances d’être vraiment heureux une fois cet objectif atteint.

Dans le prochain article, nous allons parler d’une roadmap pour obtenir la réussite professionnelle.

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